28 % de bénéficiaires en plus en 2013

28 % de bénéficiaires en plus en 2013
12/01/2014

 

En déménageant de l'avenue Pierre Leroux à Clocher, la Banque Alimentaire va tripler sa surface. Et répondre au mieux aux besoins de bénéficaires dont le nombre croit de façon exponentielle.

 

Un chiffre : 28 %. En 2013, la hausse du nombre de bénéficiaires a cru de façon exponentielle.

Confinée dans les locaux de 235 m² devenus trop exigus pour stocker en permanence 22 tonnes de denrées alimentaires, la Banque Alimentaire va déménager dans le courant premier semestre dans les locaux de l'ex-entreprise France Paratonnerre à Clocher, où elle va quasiment tripler sa surface de stockage.

"Depuis juin, nous recherchions des locaux plus adaptés à nos besoins, en terme de capacité et d'accessibilité pour les camions, qui pourront accéder directement dans les lieux de stockage", expliquent les présidents et vice-président de la Banque Alimentaire, Alain GRAVILLON et Didier BIGNET. Soucieux de "rationnaliser et d'optimiser le fonctionnement" de l'association, ils souhaitent "offrir aux cinq salariés et aux bénévoles de meilleures conditions de travail" et de proposer à leurs partenaires, 22 associations, un lieu d'accueil digne de ce nom.

D'une surface de 700 m², les nouveaux locaux, propriété d'un bailleur privé qui a accepté de les louer à un "tarif préférentiel et abordable", vont permettre à la Banque Alimentaire de regrouper en même lieu l'ensemble de ses stocks actuellement disséminés entre l'avenue Pierre Leroux, l'ancienne caserne de gendarmerie Lelièvre et les établissements Chavegrand à Maison-Feyne. Là où la Banque Alimentaire entrepose une partie de ses produits froids. L'association envisage donc d'acquérir une chambre froide de 25 m² afin de stocker à Clocher l'ensemble de ses produits.

Parallèlement, après avoir envoyé deux employés en formation, la Banque Alimentaire va se doter d'un transpalette, une acquisition qui va faciliter la manutention des denrées.

Si la Banque Alimentaire peut aujourd'hui déménager, elle le doit en grande partie à l'augmentation des subventions allouées par les collectivités locales. Si la dotation de l'Etat demeure la même, 5 000 €, le Conseil général a décidé d'augmenter sa subvention annuelle en la faisant passer de 13 500 à 19 500 euros tandis que la ville de Guéret et l'Agglomération du Grand Guéret vont allouer 5 500 euros contre 2 500 auparavant.

 

Explosion du nombre de bénéficiaires

Au moment où l'Union européenne a maintenu son aide alimentaire, mais en la répartissant entre 27 pays contre 20 auparavant, et avec des prix ne cessant d'augmenter, ce coup de pouce des collectivités constitue une véritable bouffée d'oxygène. "Sans elles, nous n'aurions pas pu déménager."

D'autant que le nombre de bénéficiaires en Creuse explose, plus en 28 % en un an, soit 3 343 personnes (l'équivalent de 480 000 repas) : des retraités, des employés, des précaires, des jeunes aussi, avec une moyenne d'âge de 43 ans.

"Nous ne nous attentions pas à une telle hausse. De plus en plus de personnes n'arrivent plus à s'en sortir", témoignent Alain GRAVILLON et Didier BIGNET en perpétuelle quête de nouveaux partenaires pour parvenir à maintenir l'activité tout en diversifiant l'offre de produits. Dernier partenaire en date, le magasin Monoprix à Guéret, qui vient de signer une convention avec la Banque Alimentaire.

 

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