La Banque Alimentaire est très inquiète

La Banque Alimentaire est très inquiète
18/09/2013

 

Confrontée à une hausse de la demande en denrées alimentaires et à une diminution de la collecte, la Banque Alimentaire tire la sonsonnette d'alarme. Rencontre avec Alain GRAVILLON, son président en Creuse.

 

 

  • Quel est le bilan de l'activité de la Banque Alimentaire sur les neufs premiers mois de l'année ?

Nous constatons une augmentation de près de 14 % des demandes en denrées alimentaires et une diminution assez nette de la ramasse liée à la politique de gestion des grandes et moyennes surfaces, auprès desquelles on trouve moins de produits frais.

 

 

  • A combien de personnes la Banque Alimentaire vient-elle en aide ?

La Banque Alimentaire distribue des denrées à 3156 creusois. Il s'agit d'un nombre en hausse de près de 23 % avec pour la Banque des moyens qui se restreignent. L'aide européenne sur des produits tels que le lait sera en diminution de 30 à 40 % pour l'année prochaine. Nous ignorons également quels seront les volumes de produits. Nous sommes très inquiets sur l'approvisionnement que nous pourrons procurer aux 22 associations partenaires. Cette année, cela devrait aller, mais pour la suite...

 

 

  • Notamment en viande...

Oui. Nous effectuons cette collecte auprès des grandes et moyennes surfaces qui ont changé leur politique. On ramasse moins de viande, un élément nutritionnel indispensable. En revanche, c'est compensé grâce à une grosse collecte de fruits et légumes, notamment auprès des Jardins solidaires. Cet apport vient améliorer la répartition nutritionnelle. Grâce à ces collectes, nous nous rapprochons des valeurs nutritionnelles souhaitées.

 

 

  • Quel est le budget de l'association ?

Le budget annuel s'élève à 60 000 €. Nous touchons chaque année des subventions : 13 500 euros du Conseil général, 5 000 € de l'Etat et 2 600 € de la ville de Guéret.

 

 

  • Pourquoi la Banque Alimentaire est-elle restée ouverte cet été ?

C'était déjà le cas l'année dernière. Cet été, il était hors de question que les bénéficiaires restent sans nourriture. Il a fallu trouver des moyens supplémentaires et des bénévoles pour que cela fonctionne correctement.

 

 

  • Le manque de bénévoles se fait d'ailleurs cruellement ressentir...

Nous comptons une douzaine de bénévoles qui viennent du lundi au vendredi, en fonction de leur possibilité. Par ailleurs, l'association compte deux salariés à temps partiel. Ceci dit, nous recherchons toujours des bénévoles présentant des compétences dans le secrétariat, en informatique, en gestion de stocks...

 

 

  • Vos locaux vous posent également problème...

Ils sont trop vétustes, trop exigus à l'égard du fonctionnement de la Banque Alimentaire. Récemment, nous avons mis en place un ramassage de produits frais, ce qui implique l'installation d'un circuit froid afin d'éviter toute rupture de la chaîne. Les denrées sont triées dans un endroit réfrigéré. On lutte ainsi contre le gaspillage. Mais les locaux sont trop petits. Nous devons en trouver de mieux adaptés à nos besoins. Il faut savoir que nous externalisons notre stockage aux établissements Chavegrand ou encore à la caserne Lelièvre. Tout cela nous impose des navettes. Il faut absolument que nous centralisions notre activité.

 

 

  • Avez-vous des pistes ?

Nous avons sollicité la mairie de Guéret mais elle ne dispose pas de locaux à nous prêter. Nous avons donc cherché à louer et nous avons trouvé des locaux, situés près de Clocher, en bordure de Guéret, qui conviendraient parfaitement. Nous passerions de 245 à 600 m², avec un accès direct pour les semis remorque. Maintenant, il faut que la mairie et le Conseil général nous apportent une aide concrète. Le dossier est actuellement sur le bureau du député-maire de Guéret, Michel VERGNIER et nous allons demander à rencontrer le président du Conseil général, Jean-Jacques LOZACH. Il nous manque 12 000 € pour boucler le dossier.

 

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